Belgique > Les premiers combats


L'état-major allemand croie que la traversée de la Belgique sera rapide, condition primordiale pour le succès de l'offensive surprise contre la France. Fait sans précédent, l'Allemagne met en ligne 1 million d'hommes, mais seulement 40 000 hommes devant Liège.

Sous le commandement de von Bülow, la IIe armée allemande se dirige le plus rapidement possible vers le nœud stratégique que constitue Liège, ville protégée par une importante ceinture de douze forts, dont celui de Loncin. La défense de Liège, par la 3e D.A. (Division d’Armée) et les garnisons des forts, sera longtemps considérée comme une page glorieuse de l’histoire belge. En effet, les Belges, sous les ordres du général Leman, y prouvent leur volonté de résister de toutes leurs forces.

Le 15 août, les Allemands doivent utiliser des “Gross Bertha”, des canons de très gros calibre, pour venir à bout du fort de Loncin qui, à la suite de l’explosion d’une des poudrières, se soulève et retombe ensevelissant 350 défenseurs tandis que le général Leman, grièvement blessé, est fait prisonnier. Si, à l’heure actuelle, on sait que la bataille de Liège ne retarda guère les plans allemands, elle eut un impact psychologique immense tant chez les Belges et les alliés que chez leurs adversaires.

Liège fut la première ville, hors de France, à se voir décerner la Légion d'honneur française, en reconnaissance d'une ardeur au combat qui permit une meilleure organisation de la défense française au-delà de la Wallonie. Le président français Raymond Poincaré décerna cette médaille à la cité ardente le 7 août 1914. C'est après la guerre qu'elle fut déposée officiellement.

De même, la bataille de Haelen, alias la bataille des casques d'argent, lors de laquelle le commandant de Witte et ses troupes empêchèrent la cavalerie allemande de passer la Gette, le 12 août 1914, sera considérée comme une victoire héroïque. En effet, après la chute de Liège, le commandement belge concentra ses efforts sur la défense de Namur et de la Gette, position qui devait assurer le repli sur Anvers.

Le 17 août, le Gouvernement quitte Bruxelles pour Anvers. Le 20 août, Bruxelles est occupée. Entre les 21 et 25 août, les forts de Namur dont la défense est renforcée par la 4e D.A. tombent ; tandis que l’armée belge se replie sur Anvers assiégée par l’ennemi.

 

 

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