Belgique > Les dysfonctionnements


Dans les premiers mois de la guerre, l'armée belge souffre d'un certain nombre de dysfonctionnements. Il est vrai que les soldats belges ne sont pas préparés à se battre. Tout d'abord, il y a des faiblesses de commandement. Certains officiers donnent des ordres de combat dans des conditions impossibles et envoient ainsi leurs hommes à une mort certaine. Heureusement, lorsqu'une situation se dégrade rapidement, les officiers reviennent sur leurs ordres.

Outre ces faiblesses de commandement, l'armée belge souffre d'énormes difficultés de communication. Personne ne semble informé sur ce qu'il se passe dans les rangs belges et les progressions allemandes. Ce manque d'informations s'explique par la difficulté à les acheminer. Les messagers chargés de transmettre les ordres sont les plus exposés au danger car ils évoluent souvent à découvert. L'une des parades face à ce problème de communication est l'emploi des pigeons. L'organisation colombophile militaire belge est bien entendu rudimentaire au début du conflit. Mais dès 1915, sous l'impulsion des colombophiles civils, l'usage des pigeons voyageurs s'amplifie.

On sait que la destruction des ressources colombophiles dans les régions envahies, par ordre de l’ennemi allemand, donne la certitude de ne retrouver aucun pigeon vivant lors de la reconquête d’un hameau ou d’un village. Seuls les pigeons voyageurs fonctionnent régulièrement en toutes circonstances pour permettre les communications et cela malgré les bombardements, la poussière, la fumée ou la brume. Ils apportent dans un délai relativement court des précisions sur la situation des troupes engagées.

 

 

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