Belgique > L'épreuve du feu


Dans les semaines qui précédent le début de la guerre, la Belgique mobilise ses troupes. Au total, c'est près de 117 000 soldats qui rejoignent les rangs de l'armée belge.

Le jour du départ à la guerre, les soldats sont fiers et impatients de défendre leur pays contre l'agresseur allemand. Pour la plus grande partie d'entre eux, ils ignorent totalement ce qui les attend.

Dans un premier temps, les soldats belges préparent la défense en prévision des attaques allemandes. Ils installent des fils barbelés, creusent des tranchées, coupent des arbres permettant un meilleur champ de vision et brûlent des maisons situées près de la zone de bataille et qui pourraient servir d'abris aux Allemands.

Une fois tous ces préparatifs terminés, les soldats belges s'installent et attendent l'ennemi. Tous savent que l'attaque est imminente. Certains ont peur. Le manque de sommeil, la fatigue liée aux longues marches et la peur agissent sur les nerfs des soldats. Après cette interminable attente arrivent enfin les combats.

Un déchaînement de violence durant chaque bataille fait rapidement partie du quotidien. On n'avait jamais connu autant de violence guerrière dans les conflits précédents. Cette escalade à la violence a pour conséquence une déshumanisation de l'affrontement. La guerre est ainsi légitimée. Tous les coups sont permis pour vaincre l'ennemi barbare. Les soldats de tous camps n'hésitent pas à tirer sur des drapeaux blancs et même sur les brancardiers.


©P.Loodts Medecins de la grande guerre

Malgré cette nouvelle forme de violence, il y a peu de combats au corps à corps chez les soldats. De plus, les couteaux ne sont pas réglementaires au sein de l'armée belge et les combattants du front n'utilisent pratiquement jamais leur baïonnette contrairement aux idées reçues.

 

 

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