La Grande Guerre

Royaume de Belgique

1830 - ....


Informations

  • Chef d'État : Albert Ier
  • Statut : Monarchie constitutionnelle
  • Capitale : Bruxelles
  • Langue : Français
  • Monnaie : Franc belge
  • Religion : Catholique
  • Devise : L'union fait la force
  • Hymne national : La Brabançonne
  • Drapeau : il est constitué des trois couleurs nationales disposées en trois bandes verticales d'égale largeur qui sont celles de l'écu de l'ancien duché de Brabant. Il représente un lion d'or (jaune) sur fond de sable (noir), armé (griffes) et lampassé (langue) de gueules (rouge).

                                           

Géographie

  • Superficie en 1914 : 30 366 km² + 2 345 000 km² colonies
  • Superficie en 1919 : 30 528 km² + 2 345 000 km² colonies
  • Population en 1914 : 7 400 000 habitants + 15 000 000 coloniaux
  • Population en 1919 : 8 100 000 habitants + 15 000 000 coloniaux

           

1 Colonie

  • 01 - Congo belge

Informations

  • Le 25 août 1830, peu après la Révolution de Juillet en France, Bruxelles se soulève. Les troubles se propagent dans tout le pays et le 27 septembre les troupes gouvernementales, d'abord battues à Bruxelles, reculent partout devant les soulèvements des villes et des campagnes. En moins d'un mois, les troupes de Guillaume d'Orange évacuent la Belgique. Le 04 octobre 1830, l'indépendance nationale est proclamée et un Congrès national est réuni. Celui-ci élabore une Constitution promulguée le 07 février 1831. Le congrès, la Chambre des députés et le Sénat, recherche un roi et propose le duc de Nemours, fils de Louis-Philippe. Ce dernier refuse par une prudence que lui dicte l'hostilité des puissances européennes à l'installation d'un roi français à Bruxelles. Cette révolution qui entame les territoires de la Hollande réveille les appétits d'annexions des autres nations colonisatrices. Ainsi, les Français se verraient bien à la place des Hollandais. Mais, pour éviter des rivalités qui déclencheraient une nouvelle guerre européenne, le ministre français Talleyrand, ambassadeur à Londres, propose un partage de la Belgique. La France prendrait le plus gros morceau avec la Wallonie plus un morceau de la Flandre à l'ouest de l'Escaut. La Prusse prendrait le Brabant flamand et Bruxelles. Quand aux Anglais, il obtiendraient presque toute la Flandre jusqu'à l'Escaut, Anvers compris. Le gouvernement belge provisoire refuse ce dépeçage et menace même de prendre les armes contre ces puissances qui entreraient sur son territoire. Alors que les suites de la révolution polonaise et celles des journées de juillet en France, ne sont pas encore apaisées, les puissances réunies à Londres veulent éviter une contamination belge chez les peuples voisins. La conférence reconnaît donc l'indépendance belge le 20 janvier 1831 en assortissant celle-ci d'un régime de neutralité. Le 04 juin 1831, le gouvernement belge provisoire propose le trône au prince allemand Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha, oncle de la reine Victoria, qui devient Léopold Ier, premier roi des Belges dès le 21 juillet 1831. Le traité international qui reconnaît l'indépendance de la Belgique la déclare neutre sous la garantie des grandes puissances dont chacune s'engage à la défendre en cas d'attaque par l'une d'entre elles.

Politique

  • ...

Politique allemande en Belgique occupée

  • Le gouverneur-général allemand Moritz von Bissing exécute la Flamenpolitik : il néerlandise l'université de Gand, qui devient alors la première université uniquement néerlandophone. Il crée une commission afin d'organiser la division de la Belgique, tandis que le chancelier allemand Theobald von Bethmann Hollweg encourage les nationalistes flamands à déclarer leur indépendance et à s'intégrer dans la sphère germanique. Dans ce contexte, le chancelier signe le décret du 21 mars 1917 séparant la Belgique en deux régions administratives : la Flandre et la Wallonie. Prenant en compte la reconnaissance par le mouvement wallon de Namur comme ville la plus centrale de Wallonie, le chancelier y établit l'administration wallonne. Il réalise une autre revendication du mouvement wallon, la création du Brabant wallon, en séparant la province de Brabant en deux parties : l'arrondissement de Nivelles est rattaché à la Wallonie. La Flandre, quant à elle, a Bruxelles pour capitale et regroupe les quatre provinces du nord du pays ainsi que les arrondissements de Bruxelles et Louvain. Il s'agit de la première tentative historique de séparation de la Belgique sur base linguistique.

Économie

  • En 1908, la Belgique hérite du Congo via son roi Léopold II. Mais la constitution belge interdit à la Belgique de dépenser de l’argent pour ses colonies. Toutes les réalisations doivent donc être financées par des fonds privés ou par la colonie elle-même. Mais on crée un ministère des colonies qui régente l'envoi de fonctionnaires sous l'égide d'un gouverneur général résidant en Afrique et de gouverneurs des provinces congolaises. Des emprunts sur le marché belge des capitaux sont d'ailleurs autorisés et, petit à petit, au cours du xxe siècle, l'État belge investit en Afrique, notamment dans l'enseignement. En 75 ans, la Belgique va développer en Afrique un géant agricole et minier, source de matières premières dont le cuivre, l'étain et d'autres minerais, dont l'uranium, qui vont contribuer à la richesse de la Belgique et au développement du Congo.

Guerre de 1914-1918

  • Le 04 aoît 1914, en application du plan Schlieffen, l'Empire allemand, en guerre contre la France, envahit la Belgique pour contourner les armées françaises par le nord. La violation de la neutralité belge déclenche l'entrée en guerre du Royaume-Uni, garant, avec la France, de l'indépendance et de la neutralité de la Belgique. Contrairement à ce qu'escomptaient les militaires allemands, l'armée belge résiste avec force. Dans un premier temps, l'armée d'invasion allemande doit même reculer. Or, la condition de réussite du Plan Schlieffen est la rapidité. À l'aide de renforts, les Allemands mettront quinze jours pour réduire au silence les forts de Liège. L'armée belge, commandée par son roi, Albert Ier recule tout en combattant et même en contre-attaquant quand l'occasion se présente. Cette résistance imprévue contrecarre gravement le plan des Allemands et leur apparaît même comme illégitime. Cette résistance soulage l'armée française en retenant des troupes allemandes qui manqueront en France, lors des combats de la Marne. Le roi Albert Ier, qui est commandant en chef de l'armée de par la constitution, accepte de lier les opérations de l'armée belge à celles de l'armée française. Mais c'est dans le respect de l'autonomie belge qui exclut d'abandonner le pays pour se retirer en France, comme le souhaitent certains membres du gouvernement français. La politique de neutralité n'est donc nullement reniée. Bien au contraire, en appelant les garants du traité de 1831, Français et Anglais, la Belgique utilise les moyens qui lui sont reconnus internationalement. De leur côté, les Allemands préfèrent croire à une collusion belgo-française résultant d'une sorte de complicité naturelle des Belges avec les Français. Cette croyance va très vite faire naître dans l'esprit des soldats allemands l'idée des francs-tireurs belges qui harcèlent leurs troupes. Il en résulte les fameuses atrocités allemandes commises en Belgique d'août à septembre 1914. La Belgique est finalement presque entièrement occupé pendant toute la guerre, sauf derrière la ligne de front de l'Yser où l'armée belge va résister pendant quatre ans avant de lancer l'offensive victorieuse des Flandres en 1918, alors que l'ensemble des troupes alliées entame une offensive générale. En attendant, pendant quatre ans, le gouvernement belge est contraint de se réfugier à Sainte-Adresse, dans la banlieue du Havre.

Guerre de 1914-1918 au Congo

  • Pendant que l'armée belge lutte sur son territoire contre l'envahisseur allemand, l'armée coloniale congolaises prend les armes. Elle remporte, aux prix de lourdes pertes, d'éclatantes victoires sous commandement belge contre les colonies allemandes au Cameroun et en Afrique orientale, notamment à Tabora, en liaison avec les Britanniques et les Portugais.

Informations

  • Roi : Albert Ier du 23/12/1909 au 17/02/1934
  • Premier ministre : Charles de Broqueville du 18/06/1911 au 01/06/1918
  • Premier ministre : Gérard Cooreman du 01/06/1918 au 21/11/1918
  • Premier ministre : Léon Delacroix du 21/11/1918 au 20/11/1920

Autres civils

Système politique

  • ...

Informations

  • Chef des armées : Albert Ier du 23/12/1909 au 17/02/1934
  • Chef d'état-major : lieutenant-général chevalier de Selliers de Moranville du 25 mai 1914 au ...
  • Mobilisation générale : 31 juille 1914
  • Entrée en guerre : 04 août 1914
  • Capitulation : -

Autres militaires

Tenues & décorations

Armement & équipement

Forces armées de 1914 à 1918

Forces armées en 1914

  • Troupes engagées : 117 000 soldats dont 14 000 professionnels et 70 000 hommes répartis dans les fortifications
  • Infanterie : 20 régiments
  • Cavalerie : 5 000 cavaliers
  • Artillerie : ...
  • Marine : ...
  • Aviation : 40 appareils d'observation
  • Matériel : ...
  • Animaux : ...

Forces armées en 1918

  • Troupes engagées : 166 000 soldats
  • Infanterie : ...
  • Cavalerie : 6 971 cavaliers
  • Artillerie : 952 canons tous calibres
  • Marine : ...
  • Aviation : 129 appareils de tous types
  • Matériel : ...
  • Animaux : ...

Afrique

  • Le roi Léopold II dirige à titre privé la colonisation du Congo dans le but d'assurer une colonie à la Belgique. En 1885, Léopold II devient officiellement chef de l'État indépendant du Congo. Il s'agit, pour lui, de constituer une colonie qu'il cèdera à la Belgique. Il obtiendra d'ailleurs des crédits votés par le parlement belge. La raison de ce procédé indirect pour développer l'expansion coloniale réside, entre autres, dans l'interprétation de l'indépendance belge que font certains jurisconsultes étrangers. Pour ceux-ci, le statut d'indépendance garanti par les puissances implique une éternelle minorisation de la Belgique, réduisant sa capacité politique sur le plan international. En obtenant, à la conférence de Berlin, le droit de se constituer un Etat au cœur de l'Afrique, et ce à titre strictement personnel, Léopold II joue sur les rivalités coloniales entre grandes puissances dont aucune n'ose s'aventurer au cœur de l'Afrique sans risquer de provoquer une guerre avec les autres. Un motif principal invoqué par le roi est la nécessité de lutter contre l'esclavage que des marchands arabisés exercent contre des tribus au nord-est du Congo. Des campagnes anti-esclavagistes auront d'ailleurs lieu sous le commandement d'officiers belges. L'annexion du Congo par la Belgique n'attendra pas le décès du roi. Celui-ci laisse la Belgique annexer le Congo de son vivant en 1908, sous la pression de l'opinion publique belge et internationale.

Situation géographique

Aucune

Aucune

Batailles de 1914 à 1918

  • Date05 août 1914
  • LieuBataille de Liège
  • Troupes engagées30 000 VS 60 000
  • Belligérants VS
Détails de la bataille
  • Date07 août 1914
  • LieuBataille des frontières
  • Troupes engagées1 233 000 VS 1 690 000
  • Belligérants VS
Détails de la bataille


  • Date12 août 1914
  • LieuBataille des casques d'argent
  • Troupes engagées2 850 VS 6 000
  • Belligérants VS
Détails de la bataille


  • Date12 septembre 1914
  • LieuCourse à la mer
  • Troupes engagées VS
  • Belligérants VS
Détails de la bataille


  • Date28 septembre 1914
  • LieuSiège d'Anvers
  • Troupes engagées87 335 VS 66 000
  • Belligérants VS
Détails de la bataille


  • Date16 octobre 1914
  • LieuBataille de l'Yser
  • Troupes engagées VS
  • Belligérants VS
Détails de la bataille


  • Date19 octobre 1914
  • LieuBataille d'Ypres (1)
  • Troupes engagées4 400 000 VS 5 400 000
  • Belligérants VS
Détails de la bataille


  • Date22 avril 1915
  • LieuBataille d'Ypres (2)
  • Troupes engagées VS
  • Belligérants VS
Détails de la bataille


  • Date31 juillet 1917
  • LieuBataille de Passchendaele
  • Troupes engagées VS
  • Belligérants VS
Détails de la bataille

Militaires

  • Total des soldats mobilisés entre 1914 et 1918 : 267 000 soldats
  • Total des morts et portés disparus entre 1914 et 1918 : 42 987 soldats
  • Total des blessés entre 1914 et 1918 : 44 686 soldats

Civils

  • Total des morts et portés disparus entre 1914 et 1918 : 62 000 civils