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Royaume de Grèce

1832 - 1924


Informations générales
Chef d'État
Constantin I
Statut
Monarchie constitutionnelle
Capitale
Athènes
Langue
Grec
Monnaie
Drachme
Démographie / Superficie
Population en 1914
4 600 000 habitants
Population en 1918
4 800 000 habitants
Superficie
km²
Situation géographique
Informations militaires
Service militaire obligatoire
 
Chef des Armées en 1914
Panagiótis Danglís
Mobilisation générale
22 janvier 1918
Entrée en guerrre
02 juillet 1917
Capitulation
-
Grades & insignes
Voir
Uniformes
Voir
Forces armées
Troupes engagées
230 000 soldats
Infanterie
 
Cavalerie
 
Artillerie
 
Marine
 
Aviation
 
Empire colonial
 
Aucun
Informations complémentaires
Lorsque éclata la Grande Guerre en 1914, le royaume de Grèce proclame d’abord sa neutralité. Cependant, les pressions des grandes puissances, et surtout de la France, obligent peu à peu le pays à prendre parti dans le conflit.
Plutôt germanophile et convaincu de la supériorité des empires centraux, le roi Constantin Ier se retrouve bientôt aux prises avec son Premier ministre, Elefthérios Venizélos, beaucoup plus favorable à l'Entente. Le 3 octobre1915, le Premier ministre autorise les troupes alliées, mises en déroute dans les Dardanelles, à débarquer à Thessalonique. En réaction, le roi démet Venizélos de ses fonctions, creusant ainsi le fossé entre vénizélistes et monarchistes.

Quelques mois plus tard, le 16 septembre 1916, l’ex-Premier ministre forme, avec l’aide du général Maurice Sarrail, qui commande l’Armée d’Orient, un gouvernement provisoire à Thessalonique. C’est le début du « Schisme national ».

Rapidement, le pays est divisé en trois parties : au sud, la zone dépendant du gouvernement royal (seul reconnu internationalement) avec pour capitale Athènes ; au nord, le territoire du gouvernement provisoire (Macédoine et Épire), avec pour capitale Thessalonique et, entre les deux, une zone neutre contrôlée par les forces alliées pour éviter la guerre civile.

De plus en plus menacé par les alliés, qui lui imposent un dur blocus maritime, le gouvernement monarchiste finit par être renversé. Le 11 juin 1917, le nouveau représentant de l’Entente, Charles Jonnart, remet au Premier ministre Aléxandros Zaïmis un ultimatum demandant l’abdication de Constantin Ier.

Soucieux d’épargner le sang de ses sujets, le roi laisse le trône à son deuxième fils, Alexandre Ier, et part en exil en Suisse, avec le reste de sa famille. La Grèce est alors réunifiée sous le gouvernement de Venizélos qui déclare officiellement la guerre à la Triplice le 2 juillet 1917.

Le pays manquant de moyens financiers reçoit de la France 30 millions de Francs-or pour lever 12 divisions grecques. Mais se pose la question de l'équipement, qui ne peut venir que des arsenaux de l'Entente, qui tardient à le fournir.

Au mois d'octobre, Venizélos entame une tournée en Occident. Il rencontre Llyod George puis Clemenceau qui viennent d'accéder au pouvoir. Il se rend aussi sur le front, près de Coucy, puis en Belgique. Il obtient ce qu'il est venu chercher. L'Entente lui accorde un prêt de 750 millions de Francs-or, en échange de 300 000 soldats mis à la disposition du général Adolphe Guillaumat, qui a remplacé Sarrail à Thessalonique. Venizélos fait signer la mobilisation générale par le souverain le 22 janvier 1918.

Cette participation du pays dans la guerre permet à la Grèce de faire partie du camp des vainqueurs après l’effondrement des puissances centrales. Aux traités de Sèvres et de Neuilly, elle reçoit ainsi d’importantes compensations territoriales pour son aide, en Thrace, en Égée et en Ionie.

Alliances
29 mai 1912
 
Juin 1912
Déclarations de guerre
02 juillet 1917
Principales batailles
29 mai 1918
Bataille de Skra di Legen
18 septembre 1918
Bataille de Doiran (3)
Bilan de la guerre
Troupes engagées
230 000 soldats
Pertes militaires
26 000 soldats
Pertes civiles
150 000 civils
Blessés militaires
21 000 soldats

 

 

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