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La Grande Guerre nous livre quelques-uns de ses secrets.

La Main noire

La Main noire ou l'Union de la mort était une société secrète nationaliste serbe fondée en Serbie en mai 1911, essentiellement composée de Serbes.

Son objectif était de réunir au sein d'un unique État serbe l'ensemble des territoires faisant partie de l'Autriche-Hongrie qui étaient habités par des Serbes, ainsi que le Monténégro. Ceci indépendamment de la composition ethnique des territoires considérés, où les Serbes ne représentaient qu'une partie de la population.

Cette société secrète est liée à l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand d'Autriche le 28 juin 1914, à Sarajevo. Les auteurs de l'attentat, dont Gavrilo Princip, membres de l'organisation Jeune Bosnie, avaient été armés par la Main Noire. Ces armes provenaient de la fabrique nationale belge. En 1917, le gouvernement serbe en exil fit arrêter et juger les chefs de l'organisation, devenue trop influente au sein de l'armée et du pouvoir politique, ce qui marqua la fin de la Main noire.

La chasse aux allemands

La fièvre nationaliste qui saisit la France pousse les contemporains à détruire partout les symboles du germanisme.  Tout commence par des expéditions punitives organisées par quelques têtes brûlées.

Rapidement, les autorités appellent au calme mais cela n'empêche pas l'espionnite de continuer. L'angoisse est telle qu'elle a besoin d'une chasse symbolique de l'allemand. Les bustes de Beethoven et de Mozart sont retirés des salles de concert.

Les bergers allemands prennent le nom de bergers belges. Le café viennois devient le café liégeois en reconnaissance des soldats qui ont combattu avec bravoure dans les forts de Liège et ainsi freiné l'avance allemande.


La guerre devait être courte

Les deux principaux belligérants qu'étaient l'Empire allemand et la France pensaient tous deux que la guerre serait courte. Tout comme cela avait été le cas en 1870, les armées devaient se retrouver sur le champ de bataille pour un ou deux grands combats qui suffiraient pour atteindre la victoire décisive.

Dans cet esprit, la France avait fabriqué 5 millions d'obus, des tenues légères et peu de pelles qui servirent à creuser les fameuses tranchées dès la fin de l'année 1914. Du côté allemand, l'intendance avait prévu assez d'obus pour réduire au silence l'artillerie française et réduire à néant les fortifications belges.

Après avoir mené un début de campagne très agressif, les Allemands n'étaient plus qu'à 100 km de Paris, la capitale française.

Une erreur de déplacement allemande conjuguée à une contre-offensive française fit reculer les Allemands qui se replièrent en bon ordre et s'installèrent dans des positions fortifiées.

Les Français ne purent poursuivre les Allemands en retraire car il n'y avait plus d'obus en stock. Les munitions commençaient également à manquer! De leur côté, les Allemands durent s’enterrer, car eux aussi n'avaient plus assez d'obus ni de munitions en stock. En fait, en quelques mois, les deux armées avaient vidé leurs stocks de munitions, d'obus, etc. Aucune des deux armées n'avait prévu une guerre longue et de positions. Un nouveau type de guerre allait naître ...

Limoges : sa porcelaine et ses généraux

Pour manifester sa colère devant la retraire de ses armées, le général Joffre procéda à une grande purge de ses commandants.

9 généraux de corps d'armée, 33 généraux de division, 50 % des généraux de la cavalerie furent envoyés à Limoges pour leur incompétence. De là vient le mot "limoger" qui est rentré dans le vocabulaire des Français.

 

La guerre des tranchées

Contrairement aux idées reçues, les tranchées ne sont pas nées en 1914. En effet, on les avait déjà vues dans la guerre russo-japonaise de 1904-1905 et dans les guerres balkaniques de 1912-1913.

À l'époque, ce phénomène avait attiré l'attention des stratèges allemands alors que les Français n'en 'avaient rien retiré.

Les premières tranchées creusées en 1914 n'étaient pas apparues suite à un ordre du commandement, mais elles furent réalisées spontanément par des soldats qui cherchaient à se mettre à l'abri du déluge de feu qui s’abattait sur eux.

 

La pipe remplace la cigarette dans les tranchées

En poste d’observation, la cigarette est proscrite. La nuit, le rouge du tabac qui brûle lorsque le soldat tire une bouffée offre une cible idéale aux guetteurs ennemis situés juste en face.

Aussi dans les tranchées, la pipe devient très prisée par les soldats. Chacun fumeur cherche à avoir sa pipe. De plus, pour les artisans du bois, la fabrication des plus belles pipes devient un passe-temps lors des accalmies guerrières. Chacun y va de son talent pour personnaliser sa pipe. D'autres se fabriquent une pipe pour chaque jour de la semaine.

 

Adolf Hitler, rescapé du gaz moutarde

Le caporal Hitler, 2 fois blessé durant la Grande Guerre, a bien failli mourir dans la nuit du 13 au 14 octobre 1918 quand les Anglais ont bombardé avec des obus à gaz les positions allemandes d'Ypres.

Aveuglé, crachant ses poumons, il est évacué dans un hôpital de Poméranie. Il séjournera 1 bon mois avant de recouvrer la vue et ensuite la santé. Un peu plus tard il reçoit la Croix de Fer de 1ere classe pour avoir apporté une dépêche importante. Comble de l'ironie cette décoration lui est remise sur la recommandation d'un officier juif. Hitler apprendra la capitulation de l'armée allemande depuis son lit d'hôpital et cette nouvelle va l'anéantir.


Les premiers bombardements aériens de la Grande Guerre

Le premier bombardement eut lieu le 06 août 1914 durant la bataille de Liège, en Belgique. Dans la nuit, un zeppelin fit une dizaine de morts en larguant des bombes manuellement.

Le second bombardement, dans la nuit du 24 au 25 août 1914, se fit aux dépends de la ville d'Anvers, en Belgique, où un zeppelin bombarda la ville à l'aide de bombes manuelles.

Le troisième bombardement fut, quant à lui, plus symbolique pour les Allemands car il avait pour cible la ville de Paris. Ce bombardement du 30 août 1914 fut réalisé par un avion Taube et ne fit aucun mort. Les Parisiens, qui découvraient le premier bombardement aérien de leur histoire, gagnèrent la butte Montmartre pour mieux observer l'avion allemand et ses poursuivants français.

 

La percée du 09 mai 1915

Ce jour-là, le 33e corps français sous les ordres du général Pétain lance une offensive sur l'Artois qui surprend les Allemands. Le front est emporté sur 6 km de large et 4 km de profondeur. Mais l'absence de réserves en hommes, en obus et en munitions, entraîne inévitablement l'arrêt de la progression.

Cette percée aurait pu jouer un rôle capital dans la suite de la guerre. Mais pourquoi ne pas avoir prévu les réserves nécessaires ? Tout simplement parce que le général Joffre ne croyait pas au succès de l'assaut qu'il venait d'ordonner !

Le bilan était cependant très lourd : 17 000 morts, 20 000 disparus et 60 000 blessés rien que chez les troupes françaises.

 

La statue de Hindenburg

Le maréchal von Hindenburg est à ce point populaire qu'on lui élève une statue de bois de 12 m de haut pour une masse de 26 000 kg dans laquelle le peuple est invité à ficher des clous pour hâter la victoire.

Le 28 août 1915, l'impératrice l'a inauguré en y plantant un clou en or d'une valeur de 100 marks. Les Allemands peuvent acheter un clou en or pour 100 marks, un clou d'argent pour 5 marks, un clou de fer pour 1 mark. En quelques mois, 300 clous d'or, 40 000 clous d'argent et 200 000 clous de fer ont été vendus au profit de la Croix-Rouge.

 

Lawrence et Hussein, les dindons de la farce

Pour encadrer les bandes armées arabes, très mobiles mais sans grands moyens, Londres a dépêché le brillant colonel Lawrence, un orientaliste en qui les Arabes ont toute confiance et qui croit aux promesses de Londres qui accorderait un grand royaume arabe à Hussein en cas de victoire.

Dans le dos de ces deux hommes, Londres et Paris organisaient déjà le partage de l'Empire ottoman dès 1916. L'accord Sykes-Picot prévoyait que l'Empire britannique gérerait l'Irak, la Jordanie et la Palestine. Tandis que la France prendrait en charge la Syrie et le Liban. L'année suivante, lord Balfour, secrétaire d'État aux Affaires étrangères britanniques, promettait aux juifs un foyer national en Palestine.

 

Mourir dans la boue

Les trous d'obus comblés par la boue sont des pièges terribles pour les soldats et certains d'entre eux y sont restés même avec l'aide désespérée de leurs camarades. La boue peut aspirer le soldat comme de véritables sables mouvants.

 

La phobie de l'adultère

 

 

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